“Le futur stade doit porter le nom d’Alice Milliat, sportive nantaise”, des régionaux écrivent à Anne Hidalgo pour que les prochains JO soient vraiment ceux de la parité

Dans un courrier que j’ai envoyé à la mère de Paris, d’eux LREM des Pays de la Loire rappellent l’importance de la place des femmes dans l’histoire du sport mondial et réclament que la proposition de baptiser le futur stade olympique du nom d’ Alice Milliat, sportive et combattante nantaise, soit maintenue.

Ils veulent faire bouger les lignes et espèrent faire entendre raison à la mairie de Paris.

A l’initiative de Stéphane Gachet, le groupe des Démocrates et Progressistes de la région des pays de la Loir, représentant le président de la majorité, qui a décidé d’intervenir, Anne Hidalgo, également directrice générale de la société anonyme d’exploitation du Palais omnisports de Paris-Bercy, sur le choix de l’appellation d’un des futurs équipements des Jeux Olympiques de Paris 2024.

Le nom de la sportive nantaise Alice Milliat avait été un temps évoqué. Une nouvelle bienvenue dans notre région.

“En 1884, Alice Milliat naissait à Nantes, dans la région des Pays de la Loire dans laquelle nous sommes élus. Dans l’entre-deux-guerres, elle créa un combat hors du commun pour que les femmes puissent avoir à l’égal des hommes, la possibilité de pratiquer tous les sports”, Inscris-les par un courrier adressé à la mère de Paris.

Ils sont action en France et à l’international, combattue par les olympiques d’alors puis peu soutenue par les pouvoirs publics, est longtemps restée dans l’oubli.

À deux ans des JO de Paris 2024, donner son nom à une infrastructure aussi symbolique, ravivait donc la mémoire d’Alice Milliat et ramenait l’héroïne sportive dans la lumière.

“Nous avons applaudi l’unanimité, par le Conseil de Paris, en juillet 2020, que soit étudié la possibilité de baptiser le futur équipement pour les Jeux Olympiques et Paralympiques 2024 du nom de cet extraordinaire pionnier, mais nous apprenons aujourd’hui que des considérations économiques ont conduit la Société d’exploitation du Palais omnisports de Paris-Bercy à préférer dénommer cet Arena “Adidas La Chapelle District”Ajoutez-les

La question de l’égalité homme femme est un sujet porté socialement par les plus grands noms. Ce devrait être une des grandes causes nationales du deuxième quinquennat d’Emmanuel Macron

Stéphane Gachet

conseiller régional

“Et puis la France accueille des jeux que seront première fois de l’histoire 100 % paritaires en terme de compétitions et de sportifs et de sportives engagées”précise Stéphane Gauchet.

“Si le naming peut et doit trouver sa place dans le sport, nous regrettons vivement cette décision que constitue une occasion manquée de promouvoir l’égalité femmes-hommes dans le sport et de faire reconnaître le combat d’Alice Milliat au plus grand nombre”déplore-il.

Certes, le nom retient es celui d’un important sponsor des Jeux Olympiques mais ce choix es une insulte au sport féminin et c’est triste par la mémoire de cette sportive nantaise que nous allons défendre

Stéphane Gachet

conseiller régional

Les élus, bien sûr n’ignorent pas les enjeux financiers colossaux que génèrent les JO. “Ça coûte cher, très cher, oui les sponsors font partie du jeu. C’est au mieux une maladresse”soupire l’élu.

Les élus espèrent donc garder une fenêtre ouverte. “Pendant la période olympique, les noms commerciaux sont proscrits et nous espérons que le nom d’Anne Milliat sera inscrit pendant toute la durée de la compétition”, précise Stéphane Gachet.

“Si cette dénomination ne peut être révisée, nous soscrivons mis en place à la proposition portée par la Fondation Alice-Milliat : puisqu’il ne pourra porter le nom d’une entreprise privée pendant les Jeux Olympiques et Paralympiques, alors nous demandons à la Ville de Paris et à la SAPOPB à ce que cet équipement soit baptisé “Arena Alice Milliat” durant cette période, en attendant qu’une solution de premier plan, satisfaisante et pérenne, soit trouvée sur l’espace public pour rendre à cette femme la place qui lui revient dans l’histoire du sport mondial”, conclut le courrier.

D’autres personnalités et d’autres groupes politiques sont montés au créneau ces derniers jours. Au dire de Stéphane Gachet, “Au sein même de la majorité municipale parisienne, les discussions sont musclées”.

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