Ce «vent contraire n°1» qui n’a pas permis au Cac 40 d’être vert sur la semaine, Actualité des marchés

Fin de séance bien décevante à la Bourse de Paris. Tu environ 40qui a gagné plus de 1 % lors de la majeure partie de la séance, fini sur une progression symbolique de 0,20 %, 6 285,24 points, non sans être passé, l’espace de quelques instants, en territoire négatif.

La faute, une nouvelle fois, à Wall Street, où le rebond initial n’a pas tenu. Au moment de la clôture en Europe, Dow Jones j’ai perdu 0,87%, S&P 500 abandon 0.8% et le Composé Nasdaq 0,95 %. Le premier indice aligne une huitième semaine de hausse d’affilée, une septième pour les deux autres. A Paris, le Cac 40 cédait 1,22% en cinq ans, après une baisse de 1,67% la semaine précédente.

« Période difficile »

« Les marchés ont connu une période très difficile au cours des sept dernières semaines, explique Art Hogan, chez National Securities, Cela a beaucoup à voir avec les inquiétudes concernant l’inflation et ses implications pour les marges des entreprises et sur les moyens que la Fed va mettre en œuvre sur le monétaire pour mettre les prix sous contrôle. Eh bien, ce qui est nouveau est soit, ce qui est nouveau est le contraire numéro un. »

Si le voyage a bien commencé, c’est grâce aux nouvelles venues favorables en Chine, ou les autorités sont conscientes des inquiétudes d’un fort ralentissement de la croissance dû à l’épidémie de Covid. La Banque populaire de Chine (BPC) a également annoncé une nouvelle marque de l’un de ses principaux directeurs, afin de relancer leur économie, mise à mal pour le confinement des grandes villes de Shanghai et Shenzhen.

Le taux préférentiel de prêt à cinq ans, que sert de référence au marché chinois du crédit immobilier, a été abaissé de 15 points de base, à 4,45 %. Il s’agit de la plus forte diminution depuis la refonte du système de taux d’intérêt de la BPoC en 2019. Les économistes tablaient sur une baisse de seulement cinq à dix points de base. « Même si cela ne suffira certainement pas à contrer tous les vents contraires que freinent la croissance du deuxième trimestre, c’est un pas dans la bonne direction et les marchés réagissent en anticipant peut-être un assouplissement supplémentaire à venir », commente Carlos Casanova, économiste asiatique senior à l’UBP à Hong Kong, auprès de l’agence Reuters.

Place Richemont à Zurich

Les valeurs du luxe, qui représentent plus de 20% de la capitalisation de l’indice phare de la Bourse de Paris, ont particulièrement pesé sur la tendance, dégringolée par les mauvais résultats annuels du Suisse Richemont et sa prudence sur la reprise en Chine, en forte baisse de 13% à la Bourse de Zurich. Hermès perdu 1,94%, LVMH 2,09 %, kering 0.83% et Le réel 0,28 %. De l’autre côté du palmarès, le responsable des centres commerciaux Unibail Rodamco Westfield (+3.2%) s’est un peu remis de sa chute de 11.5% de la veille.

Heures Cac 40, Vallourec (+6,75%) ont bénéficié d’une note favorable d’Oddo BHF, dont j’ai dévoilé l’objectif de cours sur le titre du fabricant de tubes sans soudure à 16,50 euros.

Air France-KLM (+1,1 %) a, une nouvelle fois, été au cœur de l’actualité. Quelques jours après l’annonce d’un partenariat stratégique de long terme avec l’armateur marseillais CMA CGM, la compagnie aérienne indiquait être entrée en discussions exclusives avec Apollo Global Management pour l’injection de 500 millions d’euros de capital dans la filiale d’Air France, propriétaire d’un parc automobile de remplacement dédié aux activités d’ingénierie et de maintenance. « Le produit de la transaction permet à Air France-KLM et Air France de rembourser partiellement les obligations perpétuelles de l’Etat français, conformément au Cadre Temporaire de Mesures de l’Etat. »


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