de plus en plus de particuliers ne peuvent plus emprunter à cause du taux d’usure

Avec la progression des taux, certains particuliers sont bloqués par le taux d’usure. S’ils ne revoient pas leur projet, ils ne pourraient pas obtenir de prêt.

Après avoir jeté son dévolu sur un appartement en construction, Camille, 31 ans, s’apprête à souscrire un prêt immobilier lorsque son courtisan lui annonce, début mai, que le dossier est bloqué : avec le taux d’emprunt proposé par sa banque , ce qu’on appelle “le taux d’usure” sera dépassé, ce qui est interdit. “C’était la première fois que j’entends parler de ce taux”, raconte à l’AFP cette Taïwanaise installée en France après 10 ans, qui espère qu’ils sont courtisans arrivera à trouver un arrangement avec sa banque.

Destiné à protéger les particuliers de conditions de crédit abusives, le taux d’usure, fixé par un chèque trimestriel pour la Banque de France, est relativement courant dans le grand public. Concrètement, même si le bank and peut, tous frais compris, prêter à un taux supérieur à ce seuil calculé à partir des taux moyens accordés au cours des trois mois précédents, a augmenté de 30 %.

Une rentrée “trois rapides”

Soit, avec le crédit immobilier impôts sur l’avancement de 36% à 70% en mai entre janvier et mai – d’après le courtisan La Centrale de Financement – et que la taxe d’usure est toujours calculée à partir des crédits accordés au premier trimestre 2022, de plus à plus de propositions effectuées ce barème légal. Cette remontée “très rapide” et “habituelle”, a commenté Maël Bernier, directeur de la communication, de Meilleurtaux, s’explique par la hausse des taux d’intérêt des emprunts de l’Etat français sur lesquels s’appuient les établissements bancaires.

Dans le cas de Camille, la banque propose une taxe de 2,20 % sur 25 ans, en ligne avec leur budget et avec le règlement financier qui leur impose de rembourser les mensualités d’emprunt pour un foyer et soit passé 35 % des revenus nets. Plus d’un d’entre eux sont tous les frais ajoutés, le taux annuel effectif global (TAEG), qui sert de référence, s’élève à 2,65 %, soit bien plus que le taux d’usure actuellement fixé à 2,40 %.

“On traite en moyenne cinq dossiers par mois et sur les cinq de ce mois-ci, tout ont eu des problématiques de taux d’usure”, raconte le courtisan de Camille, associé d’un petit cabinet indépendant et qui préfère rester anonyme.

Sur des dossiers où “l’on avait (auparavant) un accord automatique de toutes les parties, aujourd’hui on passe nécessairement deux ou trois heures à essayer de trouver une solution”, explique-t-il.

Entre 10% et 15% bloqué

Selon les moreieurs courtisans interrogés par l’AFP, ce sont entre 10% et 15% des dossiers qui doivent pouvoir plus obtenir de prêt, sauf à revoir leur projet. Principales victimes : les plus de 40 ans, car “il est très difficile de ne pas dépasser le taux d’usure”, explique Maël Bernier, car ils paient plus cher l’assurance emprunteur, que couvre divers risques comme le décès, la maladie ou l’invalidité, protégeant à la fois les emprunteurs et les banques contre un événement défaut de remboursement.

Sophie, 51 ans, un faili en faire les frais. Malgré une offre de sa banque à 1,27 % sur 25 ans – une durée d’emprunt rare à cet âge – le TAEG dépassait le taux d’usure. Heureusement pour elle, la banque a revu légèrement à la baisse son offre, à 1,25 %, ouvrant la porte à un TAEG à 2,39 %, tout juste suffisant pour être dans les clous. Alors que la taxe d’usure ne sera pas recalculée au 1er juillet et que la taxe devait continuer de grimper d’ici là, Sylvain Lefèvre, président de La Centrale de Financement, a plaidé pour une suspension du taux d’usure, qui ” n’est plus en corrélation avec la vraie vie économique”, ou pour une redéfinition du mode de calcul.

Plus au-delà du problème concernant le taux d’usure, la hausse des taux touche tous les acheteurs, le coût des crédits immobiliers étant devenu mécaniquement plus élevé. Selon la Centrale de Financement, un crédit de 180.000 euros sur 20 ans à 1,45% coûtera, in fine, 27.446 euros. C’est presque 10 000 euros de plus qu’il avait été souscrit au début de l’année. “Les projets dont le plan de financement est le plus tendu pourraient devoir être retravaillés”, prévient la Société Générale que conseille de “bien vérifier auprès de son conseiller le plan de financement avant de s’engager”.

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