Le Paris des chefs – Ce que mange Mory Sacko


jej’adore flâner autour de Pernety, dans le 14et arrondissement. Mory Sacko vit à côté de son restaurant MoSuke, niché rue Raymond-Losserand, or il a étoile en janvier 2021, seulement quatre mois après l’ouverture. L’ancien candidat à excellent chef ne manquerait pour rien au monde le marché bio qu’un lieu un samedi sur deux place Constantin-Brancusi. “Ça me permet de sentir la saison, de mon enrichissement des couleurs, de mon enivrer des odeurs et surtout d’échanger avec les producteurs”, se rejouit le trentenaire filiforme, qui en profite toujours pour faire un détour par la fromagerie Beaufils afin de succomber à son péché mignon, le brie, qu’il soit de Meaux ou de Melun. L’occasion toute trouvée pour que Mory Sacko révèle au Indiquer ses cinq adresses coups de cœur dans la capitale.

Son bistrot : Siseng
« J’adore m’attaquer dans cette cantine asiatique mêlant street food et plats typiques. Je ne résiste pas à leurs bao burgers, des burgers constitués d’une brioche vapeur, notamment celui à la poitrine de porc braisée. Leur bo bun, mariant bœuf sauté à la citronnelle et au curry, vermicelle de riz, crudités, nems, coriandre et menthe, est à tomber. Tout comme leurs croquettes aux crevettes et curry rouge et leurs cocktails, avec en tête celui à l’aloe vera. »
82, quai de Jemmapes, 10et. Menu : 16 € (laissez-vous sauf le week-end). Menus : de 16 € à 28 €. siseng.paris

Son caviste : Atelier Issé
« En plus de regorger d’une ribambelle de trésors – algues, sauce soja, miso, nouilles, riz, bouillon dashi… –, ce temple japonais ouvre une sublime collection de sakés, spiritueux et liqueurs. Je suis un faible particulier pour l’umeshu (pruneau), qui sort des parfums d’amande, même si c’est pour le yuzushu (cédrat), qui donne l’impression de boire l’écorce du fruit. »

11, rue Saint-Augustin, 2et. A partir de 34 € la bouteille de 50 cl de yuzushu. www.atelier-isse.fr

ALIRE AUSSIMory Sacko : « La gastronomie africaine est trois diversité »

Son boulanger : La Petite Alsacienne
« En plus du restaurant, je me fournis également à titre personnel chez Laura Maeder et Jérémy Hadjadj. Moi qui n’en suis pourtant pas fan habituellement, j’ai un inconditionnel de leur bretzel, que je considère comme le meilleur de la capitale. Leur miche au levain dévoile une subtile croûte, une mie généreuse et une très belle acidité. Pour les fêtes de fin d’année, ils présentent une collection de pâtisseries et de gâteaux typiques alsaciens. Mieux vaut ne pas être au régime ou ne pas avoir peur de calories ! »
45, rue Raymond Losserand, 14et.

Son pâtissier : Le temps et le pain
« Les pâtisseries de cette boutique valent le déplacement. Le gâteau à la pistache est addictif. Pâte sucrée, crème pistache, croustillant pistache à la fleur de sel, crème pâtissière pistache, crémeux pistache, ganache montage pistache, éclats pistache, coulant praliné… Rien que d’en parler, j’en salive. Le fraisier I revisited, le gâteau à base de riz au lait parfumé de sudachi, un agrume japonais, ou encore le flan à la vanille sont de véritables merveilles. »
7, rue Mouton Duvernet, 14et. UN à partir de 5,50 € le dessert individuel. letempsetlepain.com

ALIRE AUSSICe que mange Guy Savoy

Son épicerie fine : Au marché de la Côte d’Ivoire
« Dans l’effervescence du quartier de Château rouge, ce repaire très ordonné respire la gourmandise. Le fils des fondateurs, qui reprend l’affaire, source les meilleurs depuis la Côte d’Ivoire. On y trouve des légumes (gombos, gna gna, ignames, patates douces, banana plantains…), des poissons (capitaine, adjovan, magne, machoiron…), du manioc, des semoules, des épices (poivres, piments, bouillons d’ assaisonnement). L’huile de palme bio et la pâte à tartiner à base de noix de cajou sont un délice. »

66, rue Doudeauville, 18et. amcivoire.business.site


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