Après le coup de pied du bitcoin, Mélenchon associe les cryptos à une “économie de casino”

Dans un tweet, le dernier considère que “l’effondrement des cryptomonnaies met à mal la construction de l’économie casino qu’est le capitalisme financier de notre époque”. Ce qui n’a pas manqué de faire réagir sur les réseaux sociaux.

Une semaine après la poursuite des turbulences sur la marche des cryptomonnaies, certaines politiques politiques ont été révélées. C’est le cas, notamment, de Jean-Luc Mélenchon, le chef de file de la France Insoumise, qui espère accéder à Matignon dans l’enjeu des élections législatives en cas de concubinage.

Dans un tweet que j’ai posté ce matin, je pense que “l’efficacité des cryptomonnaies mine tout l’édifice de l’économie casino qu’est le capitalisme financier de notre époque”.

Un tweet qui ne m’a pas rendu assez juste pour relancer l’écosystème des cryptomonnaies, qui a défendu la nation, avec plus de 1 400 commentaires.

Cette semaine, le marché des cryptomonnaies reste fragilisé : les cryptomonnaies phares que sont le bitcoin et l’éther peinent à remonter la pente. Le bitcoin pourrait par exemple rentrer cette semaine dans sa huitième semaine de chute d’affiliation s’il ne dépasse pas les 31 000 dollars.

Le député crypto Pierre Person a répondu à ce tweet en précisant que “la blockchain est un outil utile pour redonner aux individus le pouvoir sur leur argent”. Pierre Person est un fin connaisseur du secteur de la blockchain et des cryptomonnaies. Ce dernier a notamment été rapporteur d’une mission d’information sur les cryptomonnaies en 2019 au sein de l’Assemblée nationale. Le couple a contribué au nom des amendements à la fiscalité des cryptomonnaies aussi pour encadrer ce secteur, dans le cadre des négociations de la loi Pacte (le plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises, NDLR). Après 2019, la Loi Pacte permet notamment d’encadrer les cryptomonnaies, grâce à la création du statut de fournisseur de services sur actifs numériques (PSAN) et d’un visa optionel pour les levées de fonds en cryptomonnaies (ICO).

De son côté, Claire Balva, directrice blockchain et cryptomonnaies chez KPMG France, a écrit un fil sur Twitter en réaction, déplorant la méconnaissance du département de la France Insoumise en la matière.

En effet, les déclarations de Jean-Luc Mélenchon dans le domaine des cryptomonnaies restant rares, au même titre que la plupart des anciens candidats à l’élection présidentielle. Pour autant, certaines interviews accordées aux médias donnent un aperçu de sa situation actuelle.

“Nous ne causons pas aujourd’hui la blockchain, dans ses modalités actuelles de fonctionnement et d’usages, comme une technologie porteuse de solutions pour les grands défis attribuant l’humanité fait face. Il s’agit pour l’essentiel d’utils de la spéculation financière, qui doivent être encadrés et régulés en tant que tes, au même titre que les autres pratiques spéculatives, dès lors qu’elles génèrent de l’enrichissement”, avait déclaré ce dernier en avril dernier, dans un entretien sur Zonebourse.

Pour d’autres raisons, dans une interview accordée au journal Les Numériques, Jean-Luc Mélenchon a estimé que la mise en place d’un cadre fiscal dédié aux cryptomonnaies n’était “pas un sujet particulier” pour lui.

“Nous n’allons pas créer un cadre fiscal particulièrement favorable aux cryptomonnaies et cryptoactifs, comme le promoteur d’autres candidats. Cela n’a pas d’intérêt économique et ne produit pas de richesses”.

Il semblait, paradoxalement, moins critique vis-à-vis du métavers, alors que cet univers reste lié au secteur des cryptomonnaies :

“Le métavers, je ne sais pas, mais la réalité virtuelle est une technologie intéressante où la France est déjà impliquée. Nous comptons bien se continuer à investir dans les formations pour soutenir l’excellence de la France dans les jeux vidéo et la réalité virtuelle . En retour, si les métavers veulent dire réalité virtuelle plus supermarché, cela ne nous intéresse pas de développer la sphère marchande et le bénéfice qu’on peut faire là-dedans. 3 clics qu’en branchant un casque que met 15 secondes à s’ allumer… Ce qui nous intéresse, ce sont les aspects culturels, les productions artistiques, les paysages à explorer.”

Leave a Comment