Fiat Tipo Cross hybride (2022) : la voiture essentielle a perdu son prix providentiel

EN BREF

berline compacte

Nouveau moteur hybride léger

À partir de 26 490 €

Elle avait tout pour réussir : un prix canon, une ligne plutôt réussie, un équipement correct et une mécanique que l’était tout autant. En 2016, tout le monde s’était extasié devant la bonne idée de Fiat : proposer une jolie compacte au prix d’une voiture low cost, à seulement 11 990 euros en version quatre ports. Mais si tout le monde s’est enthousiasmé devant ce Type, tout le monde ne l’a pas acheté. Six ans plus tard, si elle répond toujours présente dans son catalogue de la marque italienne, elle n’est plus grand-choisie pour aller avec son modèle d’origine, en France du moins, ou son catalogue est rendu.

Adieu les berlines et compactes : seules les versions

Oubliée la berline à chest, seule la cinq portes et le break ont ​​​​droit de citer, et encore, uniquement dans une finition Cross, légèrement rehaussée (de 4 cm) avec des passages de roues surlignés de plastique noir et des boucliers avant et arrière façon baroud. Une tentative de SUVisation et de montée en gamme aussi, puisqu’on est évidemment très loin du prix plancher d’origine.

Ainsi va la vie, ainsi va la Tipo qui démarre aujourd’hui à 21 480 euros avec le moteur de 100 ch d’entrée de gamme. Cette assemblée dans la gamme ainsi qu’un nouvel automobiliste, qui semblent devenir l’un des blocs de base de l’ex-filiale FCA de Stellantis, car l’équipe a quitté le nouveau SUV Alfa Romeo Tonale, également plus le Jeep Compass e-hybrid et, plus proche de cette Tipo, sont le grand frère de la Fiat 500X hybride.

Le nouveau logo Fiat est intégré dans le visage avant-gardiste qui a légèrement évolué après son lancement en 2016.

C’est d’ailleurs en comparaison ces deux cousins ​​proches 500X et Type que l’on peut être poursuivi por el les clients préfèrent les SUV aux berlines, mêmes légèrement rehaussées comme celle-ci. Pour l’habitabilité des crossovers ? Passe vraiment. Les places à l’arrière de cette Tipo sont plus vastes que dans le 500X. Quant au coffre, celui de ce dernier ne dépasse pas 350 l, alors que celui de la Tipo atteint 440 l en version 5 portos, et 550 en break SW.

Le SUV est-il un bon truc en plus que la “essentielle” berline n’a pas ? Ses équipements techno par exemple ? Ce n’est pas vraiment le cas. Quand le 500X se contente d’un écran 7 pouces, le Type propose un joli 10,25 pouces du deuxième niveau.

Une planche de bord aussi austère que rassurante et complète.
Une planche de bord aussi austère que rassurante et complète.

C’est plutôt dans la ligne de la Tipo que l’on peut trouver un défaut. Du moins une différence avec le cousin 500X. Curieusement, alors que celui-ci accuse huit ans d’âge, il semble avoir un design plus jeune que celui de sa cousine berline. Et pour cause. Le dessin (réussi) mais très très sage de la compacte se veut statutaire, et pas du tout fantaisiste. Car dans l’inconscient collectif, une auto chère est forcement austère. Alors les concepteurs de la Tipo ont eu l’idée d’affadir sa ligne et de permettre à quelqu’un que n’a pas permis les moyens de s’offrir une voiture chère, de se payer du statut social sans se ruiner. Et l’habitacle de la Tipo répond à la même exigence. D’où cette froideur apparente.

Des passages de roues en plastique noire et une jupe à l'avant façon baroudeur : la signature de la version Cross.
Des passages de roues en plastique noire et une jupe à l’avant façon baroudeur : la signature de la version Cross.

Austère et pas (trop) cher n’est pas pour autant synonyme de comportement aléatoire sur la route. Le type est mécaniquement bien et c’est le reste. Ses trains roulants lui assurent un excellent mélange de confort et de tenue de route. Elle absorbe correctement trois aspérités d’une mauvaise chaussée et sa direction, loin d’être un sommet du genre, fait parfaitement le job. Plus toutes ces qualités connues après la naissance de la voiture. Valeurs nœud de ce nouveau moteur sous le capot de ce type ? Sur le papier, en tout cas, on a tout à et gagner.

Un excellent mariage moteur – boite, sur le papier du moins

Le bloc est un quatre cylindres “firefly” qui fonctionne sur le cycle Miller, je pensais qu’il offrirait un meilleur rendement. Le bloc est secondé par une hybridation légère de 48V munie d’alternador demarreur. Pas de quoi s’extasier puisqu’une bonne moitié de la production mondiale est désormais ainsi équipée en mild hybride. Sauf que cette Tapez un petit truc en plus : un moteur électrique 20ch attaché à la boîte automatique à 7 rapports fabriqué en Magna Steyr. De quoi, toujours sur le papier, permettant à la voiture de rouler quelques mètres en zéro émission, de manœuvrer sans bruit, et de réduire drastiquement les rejets de C02 puisque, toujours selon le constructeur, 40 % de suits se font en mode électrique, lequel est programmé automatiquement.

Des places arrière généreuses...
Des places arrière généreuses…
Et un coffre très correct de 440 l.
Et un coffre très correct de 440 l.

Mais dans les faits, et sur la route, il en va différemment. Les quelques mètres en mode électrique doivent se faire de la pointe de l’accélérateur. Passés à 20 km/h, le bloc thermique s’ébroue gentiment. Quant aux manœuvres, il est fortement conseillé de ne pas s’y réprimander à moreieurs fois pour faire son créneau en conservant le mode EV. Mais après tout, si la béquille électrique permet de grappiller des émissions de C02 (elles sont au plus bas à 11%) et d’abaisser la consommation, pourquoi pas ?

Une hybridation pas vraiment essentielle

Mais là encore, le gain n’est pas flagrant. Lors du trajet mixte de cet essai, la consommation ne s’est jamais établie deçà de 6 l/100 km. Le score n’est pas ridicule, mais sur une tendance à penser que le jeu n’en vaut pas pour autant la chandelle et quelques moteurs thermiques non hybrides parviennent au même exploit. Quoi qu’il en soit, ce Type Hybrid s’offre le luxe d’une homologation 6d Full et des rejets de 120 g qui la dispense de malus. Pour autant, il est inutile de chercher à la pousser dans des extrêmes qu’elle déteste, ou plutôt, que la boîte auto déteste. Ses rétrogradages sont longs comme une journée d’équinoxe lorsque l’on fait la preuve d’un peu d’enthousiasme sur la pédale d’accélérateur. Cette auto est donc à mener à un train de sénateur ce qui, étant donné son dessin statutaire est plutôt raccord.

Pour autant, l’idée de départ qui consiste à proposer une voiture plutôt classieuse pour un prix très bas n’est plus vraiment de mise. Car cette Type en mode hybride démarre à 26 490 euros, pour un prix de 30 000 euros. Sur un vu des prix plus “l’essentiel”.

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