le break électrique « pas cher »… et malin

Le MG5 n’est pas le premier break 100% électrique du marché, mais c’est le seul que vous pourrez vous payer. En fait, la seule alternative existante s’appelle la Porsche Cross Turismo, et il y en a quatre de plus qui ne sont pas du tout un véhicule “modeste”.
MG s’est d’ailleurs fait une spécialité d’attaquer le marché de l’électrique avec des voitures au rapport qualité prix imbattable. Ils sont ZS EV dans ce parfait exemple chez les SUV, le MG5 ne fait que confirmer cette stratégie avant l’arrivée, enfin d’année, d’un probable MG4, qui s’annonce comme la compacte électrique la moins chère du marché.
Dotée d’un format atypique et d’un prix particulièrement attractif (32 490 euros, hors bonus écologique), la MG5 mérite l’assurance qu’elle est penche sur son cas. Voici fils test.

Le modèle technique du ZS décliné en pause

MG n’a pas été chercher bien loin au moment d’élaborer son break. Les téléphones portables existants sont laissés en version thermique sur certaines marches, ils se contentent et intègrent un pad batterie/moteur qui identifie presque les téléphones portables de ces SUV, les ZS EV.
Comme pour ce-dernier, le MG5 se décline en différentes versions, batteries « petite » et « large » et autres motorisations. A l’image de ce que cela signifie pour les SUV, les autres technologies de batterie sont différentes de leur version.
Dans sa version « Autonomie standard », le break intègre un moteur synchrone de 130 kW (177 ch) et une batterie LFP (Lithium-fer-phosphate) de 50,3 kWh. Quant à la version “Autonomie étendue”, elle propose une batterie NMC (Nickel-manganèse-cobalt) de 61,1 kWh plus un moteur légèrement supérieur (115 kW, seulement 156 ch). C’est cette dernière version, dans la finition « luxe », probablement celle qui sera la plus vendue en France, que nous avons décidé de tester.

Design : elle ne gagnera pas un concours de beauté

Les raisons pour lesquelles MG permet de proposer des véhicules électriques moins chers que ses concurrents sont nombreuses. Le constructeur, propriété du chinois SAIC Motors, profite de l’exemple des tarifs avancés sur les batteries, et dispose de ses propres frais de transport.
Si vous réalisez certaines économies à partir d’autres sources de dépenses importantes, il est possible pour le concepteur de soupçonner d’en faire autant sur le salaire de ses concepteurs. En effet, sans être particulièrement vilains, les véhicules de la marque peinent à séduire. Le MG5 ne fait pas exception et même s’il parvient à éviter le « syndrome de corbillard » propre à certaines ruptures, il manque clairement de sex-appeal. Concédons lui une chose cependant : il est bien moins triste dans la réalité qu’il ne l’est en photo, ce qui fera assurément une bonne surprise à ses futurs acheteurs.
En tout état de cause, le design n’est pas l’atout principal de ce break électrique. Heureusement, d’atouts il n’en manque pas une fois passé la légère déception du coup de foudre manqué.

Un équipement impressionnant pour le prix

C’est une fois glissé dans l’habitacle du MG5 que l’on perçoit le plus ce qui fait le succès de la marque. Les matériaux et la qualité des finitions sont dignes de voitures vendues de 10 à 15 000 euros sans compter que le nom de l’équipement embarqué (de série) est largement diffusé tel que proposé par la majorité des concurrents.
C’est sans doute pour cette raison que MG ne dispose de deux finitions dans son catalogue, la plus basic (“confort”) étant déjà très bien installée avec un écran central de 10.25 pouces compatible CarPlay et Android Auto, des tarifs LED, et même des sièges chauffants à l’avant, une option habituellement réservée au haut de gamme.

Quant à nore finition luxe, vendu 1 500 euros de plus, il ajoute une caméra 360 degrés (à la qualité douteuse), un siège conducteur réglable électriquement, de jantes 17 pouces et quelques capteurs de confort (climatisation, pluie, etc.).

Sur la partie OS, nous retrouvons là le même système que le ZS, certes en progression par rapport aux premiers véhicules encore par SAIC, mais toujours par des traductions approximatives et des appellations très singulières.
De plus, le préconditionnement de la batterie avant que la charge ne devienne « l’échauffement de la batterie pendant la conduite » chez MG. Ces quelques scories sont d’autant plus pardonnables qu’elles pourraient tout à fait être corrigées via une mise à jour.

Quoi qu’il en soit, c’est aussi une petite surprise, le MG5 intègre la technologie V2L, mais aussi la recharge inversée. Plus précisément, le courant d’un mode pendant lequel la voiture est capable, grâce à un adaptateur, de recharger son équipement électronique. Dans notre cas, nous avons bénéficié du V2L du MG5 pour alimenter notre iPad, charger notre smartphone, mais aussi pour y brancher un compresseur. Attention, au contraire, si le V2L est disponible de série sur la MG5, l’adaptateur, lui, est en option, à 650 euros. Ça fait cher la recharge d’appoint.

Autonomie : le format break enterre le SUV

Dans la mesure où la plate-forme technique de la MG5 est la même que celle de l’excellent ZS EV, nous nous attendons à des performances assez proches en matière d’autonomie.
Certes, sur le papier, le break bénéficie d’un avantage aérodynamique certain mais nous étions loin de nous douter de l’écart de performances entre les deux formats.
En effet, nos propriétaires ont relevé une consommation actuelle de 20 kWh/100 km, l’un des plus rares légers défauts du véhicule. Or avec une capacité de batterie similaire et un moteur identique, cette consommation descend à 17 kWh/100 km, et sans aucun éco-conduit.
En ayant le pied assez souple et en jouant à fond sur la récupération, il semble même permis de descendre sous les 15 kWh/100 km, ce qui fait du MG5 l’un des véhicules les moins gourmands. Précisions néanmoins que lors de nore essai nous n’avons pas eu l’occasion de nous aventurer sur l’autoroute là où les consommations sont les plus élevées. Nous ne manquerons pas d’ajouter cet aspect lors d’une mise à jour de ce test. Il est donc tout à fait possible d’envisager, voire de passer les 300 km d’autonomie promis pour la MG5 dans sa version « Autonomie standard ». Quant à nore version « Autonomie étendue », il vit tout simplement 400 km avec un plein.

En revanche, le tableau est légèrement plus pertinent en ce qui concerne la recharge, non pas sur les capacités de la batterie, mais plus avantageux sur les modalités de la charge.
Avec une poussée de recharge de 92 kW au maximum, la MG5 peut être rechargée de 10 à 80 % en 30 minutes. La performance est somme toute honnête pour un véhicule que n’est pas destinée aux longs trajets.
C’est avantage la recharge au domicile qui pose question, MG refusant toujours à fournir par défaut une recharge domestique. Le futur acquéreur devra signer un chèque supplémentaire de 200 euros si le chargeur souhaite est un véhicule domiciliaire, mais je dirai que cette dépense, a priori optionnelle, est quasiment obligatoire.

En conduite, la MG5, ça donne quoi ?

Avec sa puissance plutôt contenue, le MG5 n’est bien sûr pas un foudre de guerre. Cela n’empêche pas de ressentir quelques légers frissons à l’accélération – merci les 280 Nm de couple. Le 0 à 100 km/h est descendu en un peu plus de 8 secondes, plus vous en achetez, plus vous avez l’habitacle du véhicule.
Pour autant, MG ne se prive pas de proposer plusieurs modes de conduite au caractère bien marqué. C’est déjà une nette différence de sensations entre le mode écolo de la voiture, et le mode sport bien plus ferme et vivace à l’accélération.

Nous souhaiterions ressentir la même différence sur les différents niveaux de récupération d’énergie proposés par MG via le bouton « kers » de la voiture.
Il n’en a rien été, séoul ​​le niveau 3 (le plus haut) étant suscité digne d’intérêt lorsqu’on souhaite récupérer l’autonomie au freinage. Chers amis, je suis heureux que vous soyez les bienvenus que le système soit compatible avec un mode monopédale, plus la décélération du kers et permette à chacun d’obtenir le MG5 complet.

Pour le reste, la conduite avec la coupure électrique est assez plaisante et plutôt confortable, même si la direction manque de clarté de précision. Certains prétendent lui reprocher un léger manque de dynamisme compte tenu de son poids plutôt contenu et de son allure profilée, mais il faut garder en tête qu’il s’agit d’un véhicule familial et accessible.

Verdict de l’essai

Le MG5 est également une proposition intéressante. Break électrique au design presque fade, il parvient à convaincre sur presque tous les points à commencer par son prix. Non content d’aller taquiner la Zoé sur son prix (être d’autres) tout en étant mieux Doté, plus spacieux et plus polyvalent, le dernier-né de MG se permet me quelques fantasmes habituellement réservés à des véhicules plus élitistes telles que recharge inversée.

Mais, il faut surtout, à bord, saluer la qualité et la densité de l’équipement fourni par MG, que ce soit sur les finitions ou sur les équipements de confort. Comme, pour son SUV, la marque de SAIC Motors frappe fort avec une voiture à l’excellent rapport qualité/prix

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