Grand Prix d’Espagne – Mercedes- A Barcelone, Hamilton est-il redevenu Hamilton ?

Il a beaucoup été question de “rebond” après le début de la saison 2022. Avec la nouvelle réglementation technique mettant en place l’effet de sol au centre de la performance des monoplaces, toutes les équipes ont dû faire face à des autos qui avaient/ont tendance à pomper Plus le relire dont il est question ici, n’a rien de plus humain que celui qui concerne Lewis Hamilton à Barcelone. Celui-ci marquant peut-être un tournant dans la saison du septuple champion du monde.

Malgré sa remontée, Hamilton a encore cédé un peu de son pouvoir à Russell

Seulement sixième au classement des pilotes en se présentant au départ de ce Grand Prix d’Espagne, Lewis Hamilton a débuté le sixième Grand Prix de la saison pour un accrochage avec Kevin Magnussen (Haas) au premier tour. Victime d’une crevaison à la roue avant-gauche, le Britannique, contrainte de passer aux stands pour changer de pneus, a ruiné un pari audacieux, celui des gommes “medium” sur un asphalte surchauffé.

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A leur retour en piste, la Mercedes frappée du numéro 44 pointe en 19e position et accuse un retard de près d’une minute sur le leader, Charles Leclerc. Dans la boucle suivante, Hamilton s’adresse à son équipe par un message que marquera peut-être le point bas dans la descente aux enfers de l’Anglais : “Si j’étais vous, j’économiserais ce moteur”. moment suspendu Les abysses “Hamiltoniennes” : Tour 4. Demande implicite d’abandon, dépôt des couleurs. L’homme qui établit le record de victoires en F1 avec 103 succès, celui que est invaincu sur ce circuit depuis 2017, couronné sept fois champion du monde ne semble n’avoir qu’une envie: tout arrêter, sortir de là et rentrer chez lui .

L’énormité de la proposition n’a d’équivalent que la rapidité de la réponse de l’ingénieur de cours, Peter Bonington alias “Bono” : “Lewis, nous continuons de penser qu’on peut marquer des points aujourd’hui, huitième voire mieux”.

“Votre aurais pu gagner ce Grand Prix”

Le temps de dire ces mots, et le découragement s’est volatilisé. Quoi qu’il en soit, le pilote Mercedes est réprimandé et le jet corps et moi dans une remontée qui, même s’il n’est pas statistiquement le plus remarquable de sa carrière, pourrait s’apparenter au retour d’apnéiste vers la surface. Lewis Hamilton va grimper jusqu’au quatrième rang rangé. A la seule force du poignet puisque la so much espérée voiture de sécurité n’a jamais pointé le bout de son nez. Séoul un problème de surchauffe moteur obligera l’Anglais à réduire l’allure en fin de course et à rendre la quatrième place à Carlos Sainz à trois petits tours du but.

Quatorze places de gagnées, et bien au-delà de ça, le sentiment qu’une étoile brille de nouveau. A la radio, au fil des arrivées de la franchise, le message que s’adresse le champion avec son équipe est d’un positivisme inédit en 2022, faisant la part belle au travail qui paye, aux évolutions qu’ont fonctionné, “enfin”, aurait-on envie d’ajouter. En excellent manager qu’il est, Toto Wolff, le directeur général de Mercedes dit la boule au rebond et insiste sur la performance de son poulain : “Votre aurais pu gagner ce Grand Prix”.

Effectivement, sur 54 secondes de retard dans le tri des tribunes après la crevaison, Hamilton ne comptabilise plus que “que” 39 secondes de retard sur la tête de course avant qui sont le moteur qui l’oblige à tourner au ralenti. Dans les faits, l’abandon de Leclerc lui a permis de réprimande 14 secondes sur la première place mais qu’importe, la W13 était dans le rythme et le podium de son coéquipier Russell est là pour confirmer.

Le “Hammertime”, prochaine étape ?

Face aux micros, le langage corporel du Britannique a été aux antipodes de celui arboré depuis des mois. Épaules déployées, regard franc vers ses interlocuteurs, Lewis est presque redevenu Hamilton. Les mots employés par le conducteur Mercedes ne sentent pas que le voyage du désert est terminé : “Je suis juste très reconnaissant d’avoir pu revenir et reconnaissant à l’avoir gardé la tête baissée et pour tout le travail incroyable pour nous apporter à ces améliorations”. Pour comprendre, c’est un “God Save The Queen” qui va assister pour comprendre sur le podium. Or c’est bel et bien l’hymne néerlandais qui a retenu pour la quatrième fois cette saison.

Non, Lewis Hamilton n’avait pas signalé le Grand Prix d’Espagne et son compte maintenant 64 points de retard sur Verstappen, le véritable vainqueur à Montmelo. Pourtant les 66 tours de cette épreuve ont redonné un avenir à l’Anglais. A court terme, il peut penser à sauver sa saison. A long terme, il peut aussi imaginer poursuivre sa carrière, ce qui n’aurait pas été supportable sans jouer les premiers rôles. La première “Hammertime” millésimé 2022 survivra-t-il dans les rues de Monaco ?

Si tel est le cas, il faudra se souvient de l’instant de l’arrivée en Catalogne et du sublime réflexe de “Bono” qui, en refusant de disposer des armes, à peut-être sauvé la saison d’un des plus grands pilotes de l’histoire de la discipline. Si Tom Cruise, actuellement à Cannes pour le festival, faisait un crochet pour Monaco ce week-end, sur une sacrée scène à vendre !

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