Villefranche, Le Baume des Tigres / Ligue 2 / Barrages / Villefranche-QRM / SOFOOT.com

Passé à un petit quart d’heure de la montée en Ligue 2 la saison dernière, le FC Villefranche-Beaujolais s’est offert une seconde chance au prix d’une saison encore meilleure que la précédente. La plus aboutie de son histoire récente… pour le moment.

Il est des gares où, contrairement à la légende, le train peut passer deux fois. Ce sera le cas à Villefranche, qu’araté le wagon de la Ligue 2 pour un petit quart d’heure, il y a de cela tout juste un an. Souvenez-vous : au moyen d’une folle deuxième partie de saison, les Tigres caladois s’offraient le luxe de disputer un barrage d’accession face aux Chamois niortais, perdu à la défaveur de la règle du but à l’extérieur, après avoir craqué dans le dernier quart d’heure du match retour (3-1 à Villefranche, 0-2 à Niort). More la vie a offert à l’autre club du Rhône une revanche : de nouveaux troisièmes, Hervé Della Maggiore et sa troupe frotteront cette fois à Quevilly-Rouen Métropole.

Saison record, mais toujours dehors

Ceux-là ont bien eu raison de penser que la locomotive pourrait revenir. Et pour cause : Villefranche a réalisé sa meilleure saison au XXIet siècle, et malgré un total supérieur de dix points par rapport à l’exercice précédent, le FCVB a encore terminé à la troisième place. 65 points, d’ailleurs, est un total qui aurait permis de n’importer quelle équipe de troisième division de connaître les joies de l’accession directe, après le passage du National à 18 clubs – la saison 2014-2015 exceptée. « Je dirais que c’est dans la continuité des résultats pour rapport à ceux de la saison passéeconfie l’entraîneur caladois, Hervé Della Maggiore. En début de saison, beaucoup ne nous voyaient pas à cette place-là du fait de la déception qu’on a pu vivre en fin de saison dernière. Mais on s’est vite remobilisés pendant les vacances et on a help les touches pour ramener de la fraîcheur et pallier les départs qu’on a pu avoir. »

Et parmi ces touches, il y a coupé Simon Elisor et ses 17 buts. L’attaquant, arrivé en prêt de l’AC Ajaccio pour compenser les départs d’Arnold Garita (à Bourg-Péronnas) et Serge Désiré Azankpo (à Dunkerque), a même réussi à planter douze fois lors de ses douze dernières apparitions. Il y avait aussi le prêt au beau milieu de l’hiver de Malcom Bokele, venu de Bordeaux, et celui de Florent Da Silva, de Lyon, auteur de sept passes dé sur la seule deuxième partie de saison. De plus les techniciens caladois refusent de rencontrer un nom en avant plutôt qu’un autre. « Je considère que c’est une saison qui est réussie, c’est la force d’un groupe. C’est le résultat de la qualité individuelle et collective d’un groupe, plus surtout d’un état d’esprit irréprochable que fait que dans los ériodes difficiles que on a pu vivre, comme en janvier (quatre défauts de suite, NDLR)sur son remobiliser pour pouvoir partir sur une dynamique positiveanalyse Della Maggiore. Aujourd’hui, je dirais que les hommes forts du groupe, c’est surtout… le groupe ! »

Barrages non franchisables

Mardi, Hervé Della Maggiore est revenu sur un destin qui lui a échappé à trois reprises. Une porte fermée devant lui à double tour. Celle des barrages, dont il n’arrive pas à trouver la clé pour faire sauter le verrou. Dans son trousseau, il y avait pourtant la clé de Bourg-en-Bresse, puis celles du Gazélec et donc de Villefranche. Aucune n’a ouvert la porte merveilleuse. En 2018, le FBBP 01 n’a pas résisté passé Grenoble (1-2, 0-0) et relégué en National ; Un retard de plus, ce sont le Gazélec craque face au Mans (2-1, 0-2) sur un incroyable retour dans le temps additionnel et subit la relégation à son tour. L’année dernière, il a donc échoué face à Niort avec le FCVB (3-1, 0-2). Mais Hervé Della Maggiore ne fait pas du tout de cette malédiction une fixette. « Chaque match était différentHDM est pris en charge. J’ai vécu deux barrages pour ne pas descendre. C’est difficile à vivre, il semble que dans cette situation, il y ait tout à perdre. Et sur les deux avec Villefranche, c’est pour attendre le Graal avec un club et un groupe n’y sont pas spécialement destinés à la base. Ce n’est pas obligatoirement l’objectif prioritaire du départ, même si, au fur et à mesure de l’année de la saison, on commence à y croire. »

Et croire, à ce stade, relève de l’euphémisme. Le jeu en vaudra de toute façon la chandelle. « Ce serait une fierté de marquer l’histoire du club. Une féerie que j’ai déjà connu avec Bourg-en-Bresse, et que le club a connu dans les années 1980 (une seule saison en D2, en 1983-1984, NDLR). Et malgré tout, ça reste un exploit phénoménal. Il semble que c’est vrai qu’en matière de moyens, d’infrastructures et de beaucoup d’autres choses, on n’est pas calibrés pour monter en Ligue 2 » , accorde Hervé Della Maggiore. Restera, le cas échéant, la question du stade : le FC Villefranche-Beaujolais ne pourra pas étrenner son stade Armand-Chouffet en Ligue 2, voiture non homologuée. Sont sur la table les propositions du Groupama Stadium (trop grand, trop cher !) et du stade Jean-Laville de Gueugnon (trop loin !). Le sujet est digne d’un casse-tête, plus précisément, les Tigres Caladois en adoration se lèchent les méninges.

Par Clément Barbier

.

Leave a Comment