Wall Street replonge, en raison des résultats des entreprises – 24/05/2022 à 16:33

Le visage de la Bourse de New York ( GETTY IMAGES NORTH AMERICA / SPENCER PLATT )

La Bourse de New York à ouvert dans la rouge mardi, ramenée sur terre par de mauvais résultats d’entreprises, affectée par l’inflation ainsi que par la hausse des taux, et qu’annoncent un ralentissement de l’économie.

Vers 14H15 GMT, l’indice Dow Jones cédait 0,70%, l’indice Nasdaq, à forte tonalité technologique, perdait 3,22%, et l’indice S&P 500 perdait 1,71%.

“Les bonnes sensations qui avaient permis le rebond de lundi ont été douchees par l’avertissement de Snap”, a expliqué, avec une note, Patrick O’Hare, de Briefing.com.

La maison mère du réseau social Snapchat a indiqué, lundi après Bourse, qu’ils sont chiffre d’affaires et sont le résultat d’un deuxième trimestre largement inférieur à la fourchette initialement annoncée.

Sur les premiers échanges, la plateforme plongeait de 40,12% à 13,45 dollars.

Dans la foulée du groupe de Santa Monica (Californie), tout le secteur des réseaux sociaux et sites dépendants de la publicité a été emporté, de Meta (-9,33%) à Alphabet (-7,39%), en passant par Pinterest (-25,34% ) et Twitter (-3,35%).

“C’est un signal d’alerte sur le fait que les entreprises elles-mêmes vont baisser leurs budgets publicitaires parce qu’elles pensaient qu’elles vont gagner moins d’argent dans l’avenir proche”, à réagi Gregori Volokhine, de Services financiers Meeschaert.

Quant au secteur de la distribution, une nouvelle volée de chiffres a confirmé qu’il souffrait de la flambée des prix, qui contracte ses marges mais commence aussi un handicap par la consommation.

L’enseignement du prêt-à-porter Abercrombie & Fitch (-26,90% à 19,54 dollars) est, par exemple, après la publication d’un de ses trimestres, alors que les analystes tablaient sur un petit bénéfice. Le groupe a également revu à la baisse ses objectifs de marge, pour prendre en compte la hausse des coûts d’approvisionnement et de transport.

“C’est très difficile de ne pas voir que le cycle économique va plutôt en détériorant qu’en s’améliorant”, a insisté Gregori Volokhine.

La chaîne de magazines de produits électroniques Best Buy (+3,13 % à 74,86 dollars) semble également être l’affaire d’un lanceur d’alerte et d’un organisme de bienfaisance inférieurs à celui de la même période de l’an dernier.

Elle se détaillera à réduire leurs objectifs pour leur exercice 2023, qui s’achèvera en janvier prochain.

Ralph Lauren était vendeur courant (-2,36% à 88,80 dollars) malgré des résultats supérieurs aux attentes, grâce notamment à la croissance en Europe et au dynamisme des ventes en ligne en Amérique du Nord et en Asie.

“Rien n’échappe au fait que le ven contraire qui a été induit par l’inflation touche absolument tous les secteurs”, à souligné Gregori Volokhine. “La hausse des taux ne profite qu’à un secteur, malheureusement, c’est aux banques. Tout le reste de l’économie souffre.”

Lundi, JPMorgan Chase (+0,58% à 125,32 dollars) s’est également dit plus optimiste quant à ses résultats en 2022 et 2023.

Dans ce climat pessimiste, les valeurs défensives, c’est-à-dire traditionnellement moins sensible aux cycles économiques, étaient recherchées. Coca-Cola (+0,83%), Johnson & Johnson (+0,77%), Merck (+0,55%) ou Procter & Gamble (+0,68%) ont tous avancé.

Pour les entreprises qui tirent les yeux sur le chiffre et Zoom (+0,91% à 90,14 dollars), qui sont conscientes du fait qu’une croissance lente se révèle sont bénéfiques.

L’humeur a encore été assomrie par la chute de 16,6 % des ventes de logements neufs en avril aux États-Unis, prenant de court les analystes, que tablaient sur une réplique légère de 1,7 %.

Après des mois à imiter le mouvement des actions, le phénomène inhabituel, le marché obligé jouait de nouveau son rôle de contrepoint et avait la faveur des investisseurs.

Le rendement des emprunts de l’Etat américain à 10 ans sera ramené à 2,75 %, contre 2,85 %, tant que le prix des obligations, qui évolue dans le sens opposé de leurs taux, grimpait.

Nasdaq

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