« Dans le jury final, j’aurais fait l’unanimité, j’aurais pu gagner… », explique le candidat éliminé

A l’issue d’un épisode long et pénible, c’est donc Fouzi qui a dû quitter Koh-Lanta, mardi soir, sur TF1. Après une épreuve d’apnée (pour les candidats et les téléspectateurs) rapportée par Bastien (et Ambre, arrivée seconde), Olga a été la première à lâcher. En conséquence, il lui envoie une épreuve éliminatoire. Pour l’accompagner, Bastien et Ambre ont dû, avant de partir en nuit de confort (très confortable !), créateur de deux compagnons d’infortune à Olga. Bastien a choisi Fouzi (« on n’a pas noué beaucoup de liens », s’est-il justifié) et Ambre a désigné Jean Charles, avec une justification… originale: « por qu’il ait l’occasion de gagner en fin une épreuve ».

S’en est suivi une autre épreuve interminable d’équilibre, de patience et d’adresse dont Olga est sortie logiquement gagnante. Au bout d’un long duel de patauds, c’est enfin Jean-Charles qui devance Fouzi, le directeur financier super sportif et compétitif.

Appréhendiez-vous la réaction de vos proches à votre élimination ?

Oui, j’étais terriblement anxieux avant la diffusion de l’épisode parce que je savais que j’allais décevoir. Ma famille, mes proches, ils étaient tellement contenus après l’épisode des destins liés de la semaine précédente, où je m’en suis sorti au dernier moment. Ils me disaient : « Tu es en route pour la finale, tu vas gagner, c’est sûr, ton chemin est dégagé, tu as une autoroute jusqu’aux poteaux. » Cette élimination, à ce moment-là, c’est la douche froide.

Avez-vous déjà eu une petite préparation psychologique à cette élimination ?

Ha non, pas du tout. Il paraît que c’était aussi super de les voir regarder les épisodes avec le suspense. Jusque-là, ils n’ont pas dépassé trop de pronostics, mais la semaine dernière, ils ont vraiment commencé à y croire pour moi.

C’est vrai que vous appréciez une alliance solide, une bonne condition physique…

Oui, j’étais bien. Je n’avais pas le rôle du leader, je n’étais pas dans le viseur, je n’étais pas trop fort dans les épreuves donc pas perçues comme un danger. Et je pensais que dans le jury final, j’aurais fait l’unanimité, j’aurais pu gagner… Je pars vraiment sur le genre d’épreuve que je redoutais le plus. L’épreuve éliminatoire où je suis face à mon défaut, l’impatience.

Comment ça ?

Danse Ko Lanta, je m’attendais à plus d’épreuves dynamiques et physiques qui touchaient le coeur, le cardio. J’étais préparé à ça. Là c’est le cœur dans un autre sens, il faut garder un sang froid énorme, être adroit. Ce ne sont pas du tout mes qualités (rires). Quand j’ai vu que c’était un truc de boules, que je connaissais, je suis me dit : « Ohlala, ça c’est cool pour Olga l’acrobate, mais pas pour Jean-Charles et moi. » C’est le plus concentré et patient qui va gagner. Moi, je tremble à fond. Un instant je n’étais pas loin d’abandonner. J’ai tenu pour que ma famille soit fière, pour ne pas céder à mon défaut. Je vais au bout mais ça ne suffit pas.

Vous en voulez plus à vous-même ou à Bastien qui vous a désigné ?

(silence)

Plutôt Bastien alors ?

Non, non, c’est moi, c’est mon épreuve, mon échec. Mais aujourd’hui, j’ai digéré. Je réalise que j’ai fait un beau parcours, j’ai donné une belle image, j’ai véhiculé de belles valeurs. Et c’était important pour moi parce que je voulais casser certains clichés sur la double culture. J’ai monté qui j’étais comme compétiteur. Je voulais être le premier nordiste à gagner Ko Lanta, avoir cette fierté. Mais surtout j’ai réussi à être droit et honnête, je crois.

Colin n’est peut-être pas d’accord avec ça…

Oui, j’ai longtemps hésité avant de prendre cette décision de voter contre lui. Je sais que ça n’a pas été évident pour lui mais aujourd’hui tout va bien entre nous. Colin, j’ai appris à connaître après l’aventure. Il m’en a voulu mais on a eu la chance, collective, d’être une saison d’aventuriers qui ont du recul, on est juste des gens lambda qui cherchent à se dépasser.

Vous n’avez aucun regret sur l’aventure ?

Non. Je suis très satisfait, pour le dépassement de soi, pour le côté humain.

Même pas cette histoire de calories qui serait plus nécessaire aux hommes qu’aux femmes et qui vous a valu pas mal de critique sur les réseaux sociaux ?

Ha oui, là j’ai pris une vague. Il y a eu des raccourcis.

Ce qu’on a vu à l’écran n’est pas fidèle à la réalité ?

Oui, oui, globalement le montage est trois fidèle à ce qu’on a vécu. Mais je regrette que cette phrase ait été interprétée comme ça. Sud Ko Lanta on perd parfois sa lucidité, on a faim, on dit des bêtises.

Commenter une fois que vous avez vu les réactions ?

Je ne suis pas beaucoup sur les réseaux sociaux donc ça va. Et dans la rue les réactions sont hyper positives. Au moins j’ai appris plein de trucs sur la nutrition.

Quel moment voudriez-vous que les gens gardent en mémoire de votre aventure ?

Peut-être l’appel à la famille où on voit mon côté sensible sous la carapace. J’aimerais qu’on retienne ça de moi. Et aussi le moment où j’ai quitté le poisson, il paraît que je suis prêt à aller chez mon père.

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