Giro : Santiago Buitrago (Bahrain Victorious) revient pour la 17e étape

Journée parfaite pour la Bahrain-Victorious, qui s’offre l’étape et une bonne opération au général ! Parti dans la bonne échappée, Santiago Buitrago à distance de ses compagnons de fugue un à un dans l’ultime ascension, Monterovere, pour reporter cette 17e étape à Lavarone. Il s’agit seulement du 2e succès de la carrière du Colombien, déjà vainqueur des débuts de la saison sur le Saudi Tour. Derrière, les faveurs sont encore fait la guerre et si Carapaz conservé es maillot rose, Joao Almeida a (encore) craqué. Cette fois, le Portugais a déboursé plus d’une minute, perdant sa 3e place au profit de Mikel Landa, et a sans doute dit adieu à ses rêves de victoire finale.

Buitrago, modèle de gestion

Avec deux cols de 1re catégorie dans les 50 derniers kilomètres mais une première partie globalement en faux-plat descendant après le franchissement à froid du Tonale, le profil favorisait clairement la victoire d’une échappée et, sans surprise, celle-ci est encore là au bout. L’équipe INEOS Grenadiers est heureuse de limiter l’avance grâce à la présence de Jan Hirt, 8e général à 7’42”” de Carapaz au département de Ponte di Legno. Plus que la dernière ascension de Monterovere et ses 7.9km à 9.9%, ce n’est Hirt que l’on a retrouvé en action plus un autre baroudeur de montagne, Santiago Buitrago.

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Buitrago a fait craquer ses compagnons d’échappée pour s’imposer à Lavarone : l’arrivée en vidéo

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Sortis dans la descente du Vertiolo, Van der Poel (Alpecin-Fenix) et surtout Leemreize (Jumco-Visma) pensaient avoir fait le plus dur en relaguant les meilleurs grimpeurs à 1’30”. Mais les deux Néerlandais ont coïncidé dans les plus forts pourcentages et le Colombien de la Bahreïn-Victorious est revenu petit à petit, gérant sa montée à perfection. Si Van der Poel est d’accord, Buitrago revient de Leemreize qui est à 500m du soleil. Cent de trop pour le Néerlandais, incapable de suivre l’accélération du Colombien, parti s’offrir sa première victorieuse sur un Grand Tour, à 22 ans. La cerise sur le gâteau d’une journée parfaite pour son équipe, puisque Landa monte sur le podium provisoire du général.

Almeida, trop juste, trop séoul

On a pourtant longtemps cru que le scénario des jours précédents allait se répéter. Une nouvelle fois, les favoris ont durci le rythme seulement dans la dernière ascension. Une nouvelle fois, Landa n’a pas su nettoyer de Carapaz (INEOS Grenadiers) et Hindley (Bora-Hansgrohe). Une nouvelle fois, Almeida a cédé sur les accélérations, limitant la casse au train. Mais cette fois, il a rapidement trio mis de côté ses envies d’en découdre pour mieux éliminer les Portugais de la course au podium. L’entente des trois hommes et surtout l’aide apportée par Poels (Bahrain-Victorious) a finalement coûté cher à Almeida, encore une fois trop seul sur les faux-plats séparant Monterovere et l’arrivée. Le Portugais a déboursé 1’10” au maillot rose et à l’Australien et 1’04” a Landa, qui a coïncidé avec le “sprint” final.

Joao Almeida (UAE Team Emirates), maillot blanc sur le dos, a franchit la ligne d’arrivée de la 17ème étape disputée entre Ponte di Legno et Lavarone, le 25/05/2022

Crédit : Getty Images

En général, Carapaz compte toujours 2” d’avance sur Hindley mais Landa occupe désormais la 3e place, à 1’05” de l’Equatorien. Quatrième, sa place déjà lors de l’édition 2020, Almeida pointe à 1’54” du leader. A débours que lui sorte quasi définitivement du parcours à la victoire finale. Il peut encore croire au podium à Vérone mais la tendance n’est pas à tel scénario. Derrière, l’autre principale défaillance du jour est venue de Domenico Pozzovivo (Intermarché – Wanty – Gobert Matériaux), est arrivé à 11’35” du vainqueur du jour en compagnie de Valverde (Movistar) et que passe de la 6e à la 10e lieu.

Place aux sprinteurs ?

Heureusement pour sa formation, Hirt profita de son échappée pour remonter à la 7e position, à moins d’une minute trente de la 5e place de Nibali. Je suis arrivé calmement à 34’50”, Arnaud Démare (Groupama-FDJ) n’arrêtait pas de tourner à nouveau, ou il fallait en profiter pour disputer un sprint à Trévise. Le denier de ce Giro.

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