Les crimes de David Cronenberg et le footing de Nicolas Sarkozy

JOUR 8 – Le sulfureux cinéaste présent Les Crimes du Futur. Édouard Baer joue les maîtres de ballet tandis que l’ancien président fait suer ses gardes du corps.

Une sensation repand sur la Croisette. Il s’agit de la chaise de poule. Quel faut-il penser de ce crimes du futur de Cronenberg ovationné pendant six minutes pour la première au Grand Théâtre Lumière ? Un admirateur du réaliste Une histoire de violence Je jure que les s’agit d’un concentré de toute sont des œuvres. C’est terrible. Dans les salles de conférence, les journalistes se transforment soudain en groupies. Drôle d’image que celle de confrères collés à la table pour prendre des photos de célébrités. Celles-ci sont arrivées avec un quart d’heure de retard. La faute-t-elle à Viggo Mortensen, Léa Seydoux ou Kristen Stewart ?

Cronenberg charrie les journalistes en vieux routier de l’exercice médiatique. « Quand j’écrivais un nouveau film, je pensais à des films vieux d’un mois. Mais je sais qu’il y aura force des liens car ils sont issus du même système nerveux. Et des crimes cinématographiques, j’aimerais encore en faire quelques-uns…», j’ai lancé le film de 79 ans, qui a beaucoup influencé le lauréat de la dernière palme d’or en date. Et qui a gardé puis mis en vente ses calculs rénaux sous forme de NFT.

Dans ce crime-ci, il imagine une dystopie si l’on ose dire intestinale, dans laquelle une joue avec ses organes pour créer un spectacle d’avant-garde. Alléchant. le film à bord « la question du savoir à qui appartient son propre corps », reprend-t-il. Avant d’ajouter, évoquant la possible annulation aux États-Unis de l’arrêt Roe vs Wade autorisant les femmes à avorter : “C’est une constante dans l’histoire que certains gouvernements cherchent à contrôler la population.”

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Phare aux vanités

Édouard Baer, ​​qui est présent pour le film plus que l’envie de faire souffler une vente fantaisie sur la Croisette, propose rendez-vous à 12h07, pour un mot lâché sur Instagram, dans les jardins d’un hôtel pour le festival en journée. Bien vite, la foule venue nombreuse et accueillie par une poignée de mains de l’acteur dansait au rythme d’une fanfare municipale heureuse d’avoir à jouer Elton John et le groupe Europe. Ce pot, organisé par François Damiens, était donné en l’honneur de l’amitié franco-belge. Une boutade ? Me l’ancien premier ministre Elio Di Rupo l’a honoré de sa présence.

L’homme de ménage de Romy Schneider

« C’est en plus du festival, l’envie d’ajouter quelque chose. Cela me fait penser à ma jeunesse dans les années 1970-1980 », sourit Édouard Baer, ​​évoquant la liberté qui présidait il y a quelques décennies sur la Croisette. Martine, qui situe souvent après trente ans, un même sentiment : «À l’époque, les fêtes gardaient leurs portes ouvertes, on se glissait et on s’amusait…» Aujourd’hui, la très cotée terrasse d’Albane ressemble à Fort Knox. Sur place, des jeunes branchés France Inter, des cinéphiles amusés ou des personnages non identifiables trémoussent. Habillé en femme, l’ancien homme de ménage de Romy Schneider sirote du champagne.

Tito El Frances coupe savamment des tranches d’un savoureux jambon de porc noir de Bigorre. Connu comme le guitariste tatoué pour ses passages sur Radio Nova ou France Inter dans le sillage de Baer. «J’ai rencontré Édouard alors que j’avais ma guitare à sécher aux milieux de jambons», jure le bonhomme originaire du bassin d’Arcachon. Il s’active autour de la cuisse de cochon, un long couteau dans une main, un verre de vin rouge dans l’autre. Des vagues et une Marseillaise Electrisent vous invite alanguis par l’alcool et le soleil. Une jeune fille s’est fait dessiner en noir, sur ses cheveux blonds et ras, une palme d’or cannoise. Une autre l’a tatouée sur le bras.

Le festival ressemble à un phare aux vanités : au bord de la mer, un joggeur s’est tordu, a pris une photo avec une statue en forme de palme d’or. Non loin de là, Nicolas Sarkozy en paniers oblige ses gardes du corps à courir sous le soleil. Une paire de mocassins en crocodile réussit d’un transat. Un immense bouquet de roses rouges est promis dans la ville : il rejoindra la suite d’une actrice célèbre, nous dit-on. Le vendeur à la criée le regrette libération ne fase plus recette. «J’en vends 70 par jour, contre 300 par jours il y a quatre ans…», explique l’homme, jardinier le reste de l’année. Ryan n’arrive pas à cacher sa joie. Cet élève de première vient à Cannes pour la première fois, s’est acheté en vitesse et ne quitte plus les salles de la ville. « Je rêve de voir tous les films. Je dirai que mon école pensait que je suis en scène au moment où l’on parle…»

À côté de lui devant le Palais des Festivals, un groupe a un panneau « Libérer Çiğdem Mater ». Cette documentariste et journaliste vient d’être condamnée à 18 ans de prison. Une décision qualifiée de “dévastateur” pour les droits de l’homme par Amnesty International. Il lui est reproché de soutenir le philanthrope Osman Kavala, condamné à perpétuité pour “tentative de renversement du gouvernement”, malgré les manifestations soulevées par la construction d’un centre commercial dans un parc d’Istanbul. Elle l’a accusé d’avoir tourné un documentaire sur lui. « D’allégations ridicules »balaie Nadir Öperli, coproducteur avec Çiğdem Mater de Jours brûlantsje l’ai présenté dans Un certain regard. “Nous sommes de tout coeur avec elle”souffle le réalisateur Emin Alper.


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