tragédie d’une trajectoire / France / Girondins de Bordeaux / SOFOOT.com

Janvier : « Quand on s’enfonce dans la connerie, il n’y a plus frein, c’est la roue libre »

Gros début d’année pour les Girondins, lourdement touchés par l’épidémie de Covid. Au total, 21 joueurs ont été déclarés positifs entre fin décembre et début janvier. Le club un beau tout faire pour pousser la Ligue et la Fédération à reporter la rencontre de Coupe de France face à Brest et la réception de Marseille, il n’en sera rien. Les Bordelais s’inclinent logiquement en Armorique (3-0) avec une équipe essentiellement composée de réservistes, et surtout face à l’OM (0-1) pour la première fois depuis 1977 avec des joueurs pas totalement rétablis. Les supporters crient à l’injustice, sans savoir que le club et les joueurs ne sont pas franchement exempts de tout reproche. Mi-décembre, sur scène à Clairefontaine, une partie de l’effectif en profite pour se faire un “Paris by night”. De retour à Bordeaux, tout ce petit monde, une nouvelle réunion s’est réunie dans un restaurant avec le traditionnel repas de Noël. Depuis que les premiers cas de Covid sont détectés, le club autorise tous les M’Baye Niang à se tenir à 27 ans dans un restaurant de Mérignac, à condition que les festivités se terminent à 22h30, d’après les informations de Sud Ouest. La boum, auquel plusieurs joueurs de l’effectif participent, se terminera après 4 heures du matin malgré l’annulation d’un concert privé de MHD. Le boc émissaire de cet épisode catastrophique sera Thierry Delmeule, le médecin du club, qui sera écarté de l’équipe première.

La défaite face à Marseille du 7 janvier ne sera pas sans conséquence, elle aussi. Quatre jours plus tard, Laurent Koscielny, Josh Maja, Samuel Kalu, Otavio, Mehdi Zerkane et Paul Baysse figurent parmi les premières. J’ai accusé le défenseur du plus impliqué sur les buts encaissés par Bordeaux, capitaine Kos’ voit signifiant qu’il ne joue plus pour les Girondins, et est recasé à improbable poste d’ambassadeur du club tout en gardant son salaire de joueur (près 300 000 euros par mois). Otavio, Maja et Kalu sont des transferts, Baysse est conscient qu’ils ne jouent pas cette saison et Zerkane accusé d’avoir fourni un faux test positif pour ne pas jouer le match de coupe face à Brest, ce qu’il a toujours démenti. Autres conséquences du mais Cengiz Ünder au Matmut-Atlantique, le partenariat entre les Girondins et Winamax est résilié. « On attend d’un sponsor qu’il nous soutienneexplique Thomas Jacquemier, directeur général délégué du club, dans les colonnes de L’Équipe. On a de l’humour, mais ce n’était pas l’esprit d’un partenariat. Les principes du contrat n’ont pas été respectés. » À la suite du match, l’opérateur de paris sportifs avait tweeté : « Pas de temps à perdre à Bordeaux : les joueurs ont repris le chemin de l’entraînement afin d’essayer de conserver leur invincibilité d’un an face à l’OM la saison prochaine. »

Deux jours plus tard, les Girondins sans Winamax sur le maillot fournissent encore de la matière pour se faire chambrer en revenant de Rennes avec un 6-0 dans les valises. Autant que le score, ce sont les déclarations d’après-match qui font mal. Vladimir Petković fait parler son horoscope : « Je suis Lion, c’est mon signe dans l’horoscope, et une de mes caractéristiques est de ne jamais rien lacher » tandis que Bruno Genesio lui a planté 7et mais en déclarant qu’il “faut relativiser par rapport à l’adversaire” .

« Le problème de Bordeaux, c’est que la direction a essayé de trouver un coupable, plutôt que de trouver des solutions. » de Sam

A tous les bouts du marché, Bordeaux présente quatre recrues : Danylo Ignatenko, Marcelo, Anel Ahmedhodžić et Josuha Guilavogui. Présenté capitaine, ce dernier déclare qu’il « déjà une pression positive. Celle qui fait qu’on va donner le maximum, qu’on va briller. Et c’est celle-ci qui va faire qu’on puisse réussir l’opération de maintien. » Pour fêter cela, les Girondins rentrent de Reims avec un 5-0 dans la musette.

Oie nordique : « Quand Bordeaux a perdu contre l’OM, ​​j’étais en mode : “Bon beh on a perdu le seul truc que nous avons compris à cœur”, même si c’était prévisible. Là, sur n’est pas près d’en revoir, des Bordeaux-Marseille. Il faudrait relancer une série d’invincibilité face à un club de Ligue 2. Le peuple bordelais est tellement facile qu’on arriverait à être fier de ça, alors qu’en vrai, c’est éclaté. »

celle de Sam : « C’est incroyable d’avoir 21 joueurs touchés par le Covid. C’est la seule équipe de Ligue 1 à qui c’est arrivé. Quand t’es footballeur professionnel, t’es super bien payé pour jouer, donc en période de Covid, tu sors pas. La défaite contre Marseille, ça a confirmé que c’était la merde. Il n’y avait plus rien à espérer. Franchement, je ne pense pas qu’on allait toucher le fond comme ça. Après, tu vires Koscielny de façon honteuse. C’est là que je dis qu’il y avait un problème entre les joueurs et la direction. Le problème de Bordeaux, c’est que la direction a essayé de trouver un coupable, plutôt que de trouver des solutions. L’histoire avec Winamax, c’est la clownerie à son paroxysme. Quand on s’enfonce dans la connerie, il n’y a plus de frein, c’est la roue libre. Le janvier market n’était pas si mauvais, mais tu aurais pu prendre Neymar ou Mbappé, à ce moment-la c’était trop tard pour remettre le bateau à flot, moi si je ne m’attendais pas à ce qu’il autant coulé »


.

Leave a Comment