La crainte d’une reculée ne quitte plus les investisseurs (mis à jour) – 23/06/2022 à 08:42

LA CRAINTE D’UNE RÉCESSION NE QUITTE PLUS LES INVESTISSEURS

PARIS (Reuters) – Les principales bourses européennes se présentent à faible coût, les investisseurs restants s’inquiètent du risque de perdre l’argent politique et de la croissance aux Etats-Unis.

Les contrats à terme sur indices laissaient entrevoir une baisse de 0,44% pour le CAC 40 à Paris, de 0,33% pour le Dax à Francfort, de 0,35% pour le FTSE 100 à Londres et de 0,41% pour l’EuroStoxx 50.

Les retours obligatoires américains, le dollar et le pétrole ont reculé mercredi tandis que Wall Street clôturait en légère baisse après l’audition par le Sénat de Jerome Powell, le président de la Réserve fédérale, durant laquelle il a reconnu que la retraite était “certainement une possibilité” même si elle n’était pas l’objectif de la banque centrale.

Le risque de voir la hausse rapide des taux d’intérêt américains, jugé nécessaire pour rebuke le contrôle de l’inflation, d’aller à une contraction de la première économie est en tout cas jugé de plus en plus probable pour un nom croissant de grande banques d’investissement : “après Deutsche Bank, Nomura ou encore Goldman Sachs, c’est maintenant au tour de Citigroup de prévoir une reculée”, note également John Plassard chez Mirabaud Securities.

De son côté, Pimco, l’un des principaux investisseurs obligés du monde, juge ce risque “élevé” pour les deux ans à venir et évoque en outre celui d'”accidents financiers”.

En présence de la deuxième audition de Jerome Powell au Congrès, à la Chambre des représentants cette fois-ci, la séance à venir donnera l’occasion aux investisseurs de mesurer l’évolution de la conjoncture mondiale puisqu’elle sera rythmée par les résultats des S&P Global PMI enquête ainsi que par les hebdomadaires d’inscriptions au chômage aux Etats-Unis.

Au Japon, le PMI “flash” constructeur est d’ailleurs après février et Toyota a revu sa prévision de production de juillet à la baisse en raison de pénuries de semi-conducteurs.

À WALL STREET

La Bourse de New York a terminé en légère baisse mercredi à l’émission d’un mouvement, rythmée pour l’audition de Jerome Powell au Sénat.

L’indice Dow Jones perd 0,15%, soit 47,12 points, à 30 483,13 et le Standard & Poor’s 500 perd 4,9 points, soit 0,13%, à 3 759,89 et le Nasdaq Composite to I perd 16,22 points (-0,15%) à 11 053,08.

Ils ont réduit leurs pertes après les déclarations de Jerome Powell, le Nasdaq me passant un temps en territoire positif. Une évolution en dents de scie qui reflète les interrogations des investisseurs quant aux risques que font malgré la croissance des hausses de taux programmées par la Fed.

Les valeurs défensives telles que l’immobilier, la santé ou les services aux collectivités ont engrangé les plus fortes hausses du S&P. Le secteur de l’énergie (-4,19%) en revanche de la baisse des cours du brut.

Les contrats à la fin des principaux indices suggèrent pour l’instant une ouverture en légère baisse.

EN ASIE

A la Bourse de Tokyo, l’indice Nikkei, qui progressait à ses débuts, passe brièvement le rouge pour terminer sur une progression symbolique de 0,08%.

A noter, la hausse de 3,54% de Toshiba après les informations de Reuters selon qu’un groupe d’investisseurs prépare une offre d’achat.

En Chine, le SSE Composite de Shanghai et le CSI 300 gagnent 1,43%, profitant du rebond des valeurs technologiques à la fin de l’anniversaire du green du président Xi Jinping avec un plan de développement des secteurs paiements et fintech “. A Hong Kong, l’indice des hautes technologies s’adjuge 2,67%.

MODIFICATIONS/TAUX

Le dollar hésite face aux autres grandes devises (+0,01%) après trois gains de baisse d’affilée, conséquence de la réplique des rendements des bons du Trésor.

L’euro est passé à 1,0559 et le yen à 135,82 après le plus bas de 24 ans inscrit mercredi à 136,71.

Le rendement des bons du Trésor serait pratiquement stable dans les échanges en Asie à 3,0757% ; il est tombé en séance mercredi à 3.124%, son plus bas niveau depuis deux semaines, in réaction aux propos de Jerome Powell.

En Europe, il a dit qu’en allemand est en légère hausse dans les premiers échanges à 1,641 %, au lendemain d’une forte baisse favorisée par la réplique sur les refuges actifs.

PÉTROLE

Les prix du brut poursuivis leur réplique, toujours affectés par la montée des craintes d’une régression, qu’exploitent les perspectives de poursuite.

Le Brent a abandonné 1,13% à 110,48 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) 1,37% à 104,74 dollars. Tous deux ont déjà perdu autour de 3 % mercredi et évoluent à leur plus bas niveau depuis la mi-mai.

Des fonds américains et européens soldent leurs positions à l’approche de la fin du deuxième trimestre, ce qui se trouve aussi sur la tendance, note un analyste.

MÉTAUX

Le cours du cuivre est tombé à son plus bas niveau depuis 16 mois à 8 564,5 dollars la tonne, affecté la fois par les craintes de recul aux États-Unis et une nouvelle augmentation du casa de COVID en Chine continentale, deux menaces pour la demande.

(Redigé par Marc Angrand; édité par Matthieu Protard et Kate Entringer)

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