France Amateurs : Un circuit « urbain » et « technique » – Actualité

Ce samedi, le peloton amateur pourra en découdre sur le circuit de Cholet, long de 20 kilomètres. Les coureurs ont défilé ce vendredi sur le parcours du Championnat de France. Et à l’unanimité des intervenants, les mots « urbains » et « techniques » reviennent systématiquement. “C’est vraiment urbain, il n’y a pas trop de temps morts, ça tourne tout le temps, ça va être technique. Les deux montées sont sur des routes larges”résume Pierre Gautherat, qui plaisante sur le parcours en le comparant à “un critérium de 20 bornes”. Les coureurs devront emprunter la Séguinière. “I dejà la bosse puis la descente est sinueuse, ça va mettre tout le monde en file. Ça peut se faire à moreieurs endroits. Je pensais qu’on peut avoir des surprises demain matin”pensa Célestin Guillon. “Le circuit est rapide, ça tourne souvent. On sera mieux dans l’échappée que dans le peloton”ajoute Melvin Rullière, directeur sportif du CC ETtubes.

« LA PLUIE PEUT SURTOUT FREINER DES MECS QUI ONT PEUR »

Le placement sera primordial dans ces passages en ville. “Les 5-10 derniers kilomètres, ce sera en file, ce sera impossible de remonter comme ça tourne tout temps. La clé sera le placement et éviter les chutes avec tous les virages”, précise Pierre Gautherat. Les chutes pourraient justement se multiplier ce samedi matin. Car en plus du parcours technique, la pluie pourrait bien s’inviter à la partie pendant tout le parcours. “La pluie va rendre le parcours glissant, il y aura des virages dangereux où ça va glisser. Il y a des aménagements urbains, des bandes blanches, des passages piétons, il va fallair être vigilant en cas de pluie”, prédit Célestin Guillon. Mathis Le Berre a également prêté attention à un autre paramètre. “Ce sera un peu kamikaze, mais si tout le monde fait un peu attention… Il y aura un petit vent de travers sur la grande route qui peut faire mal aussi”.

Outre l’impact de la pluie sur le parcours, c’est aussi les conséquences sur l’organisme qui peut jouer. Habitués ces derniers temps à courir sous la canicule et des temps estivaux, Pierre Gautherat et ses homologues devront s’adapter. “Les voitures vont mettre du gras sur la route. Ça fait quelques temps que les coureurs n’ont pas couru sous la pluie, sur un tel circuit ça risque de faire bizarre”. Melvin Rullière atténue lui les craintes quant à la météo. “Ce sont les coureurs qui s’adaptent. Tout le monde sait qu’il pleut donc tout le monde est censé ne pas trop gonfler. Ce n’est pas comme prendre la pluie en pleine course et que les mecs ont 8 bars parce qu “ils n’y connaissent rien. La pluie peut surtout freiner des mecs qui ont peur. Mais les gars devant seront des gars qui savent faire du vélo”. La météo pourrait aussi jouer sur le scénario. Sprint, en petit ou grand comité, échappée… Les coureurs n’excluent rien.

RÉMINISCENCE DE SAINT-AMAND-LES-EAUX

Pour Célestin Guillon, “Les conditions vont prédéterminer l’issue de la course. S’il y a des mauvaises conditions, je ne vois pas un sprint, ou alors un petit sprint avec 40-50 mecs. Sinon une échappée de costauds”. Pierre Gautherat a bien joué la victoire sur cette longue ligne droite, qui sert également d’arrivée à Cholet – Pays de Loire. “Il va fail jouer tactique parce qu’une échappée sera dura à rattraper mais aussi à prendre. J’affectionne ça. Sur un France c’est compliqué de savoir, mais l’arrivée est très belle, sans virage macabre. C’est une grande ligne droite large plaisante pour un beau sprint”. Mathis Le Berre et Melvin Rullière sont plus catégoriques sur l’élimination d’une arrivée groupée. “J’ai du mal à y croire. Peut-être un groupe de huit ou neuf que va sortir à deux tours de la fin, en costaud, à l’usure. Et si tout le monde est représenté devant, avec deux ou trois mecs pour faire les cassures, c’est plié”pensa la coureuse des Côtes d’Armor-Marie Morin-U.

Avec peu de coureurs par équipe, le technicien du CC ETtupes voit mal un collectif contrôler la course. “Le parcours est vachement usante. Je pensais que le vainqueur serait un gars patient et que va sortir dans la dernière heure. Je vois bien un groupe de quinze coureurs. Ce n’est pas très difficile mais je ne vois pas quelle équipe pourrait decider de Cadenasser pour un sprint alors qu’à six ou cinq, ça manque de personnel. Ça va être décousu, avec des solides qui parteont de loin, et ça va se remanier dans la dernière heure”. Avant de comparer avec le Championnat de France de Saint-Amand-les-Eaux, en 2012. Jimmy Raibaud avait réglé un petit groupe d’échappés au sprint. “C’était plat, tout le monde disait sprint. Je pensais que ça pouvait faire un peu comme ça chez les Amateurs”.

JEANNIÈRE, LE BERRE ET GUICHARD LES PLUS CITÉS

Au jeu des pronostics, Melvin Rullière cite deux noms. “Je pensais que Le Berre allait mal tourner. Le circuit était bon, mais toute l’équipe était trois active. Plus favorisé par Célestin Guillon, il n’était pas par Gagner, il était une bonne presse sud lui. Le coureur de Laval Cyclisme 53 ne met pas dans les favoris, mais en donne pour différents scénarios. “En costaud je vois bien Le Berre, Lecamus-Lambert, Guichard, Vercher et Jeannière. Et nous au sprint sur un Damien (Ridel), en plus de Menant qui peut faire la surprise”. Cité dans les noms, Mathis Le Berre assume. “C’est technique, j’aime bien, je ne vire pas trop mal”. Mais il en cite d’autres. “Des mecs comme Guichard virent bien, il fait du motocross, il sait faire sous la pluie. Jeannière oui, mais pourquoi pas un Bonnet. On peut aussi avoir des plus petits noms qui sortent du lot”. Pierre Gautherat conclut. “Il y a pas mal de favoris, on dit tous Vendée U comme ils sont forts, avec Emilien Jeannière, AG2R aussi”. Sprint ou pas sprint, petit ou grand comité, les coureurs répondront ce samedi matin.

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