Théâtral et provocant, je lui ai montré Schiaparelli ouvre la haute couture à Paris

publié le lundi 04 juillet 2022 à 13h13

Ses tenues surréalistes choquaient il déjà presque un siècle et ses idées inspiraient désormais les icônes du style : l’Italienne Elsa Schiaparelli is mise en lumière à l’occasion de la semaine de la haute couture à Paris, démarrée lundi avec un défilé théâtral de sa loger.

Chapeaux énormes, bijoux démesurés, sexy en sourdine : j’ai montré qu’il était sorti au Musée des Arts décoratifs, ou une exposition « Shocking ! sur les mondes surréalistes de la styliste (1890-1973) début mercredi.

Devant la papesse de la mode Anna Wintour, l’actrice Rossy de Palma et le styliste star Olivier Rousteing au premier rang, ont defilé des femmes en corsetés tailleurs ou portant des robes dévoilant le corps avec des dos nus, des décolletés plongeants caches par des bijoux, des hauts transparents ou des bas et soutien-gorge portés comme éléments apparents des looks de soirée.

– “A coupé le souffle” –

La mode est qualifiée de “bête” mais elle est aussi “provocante, bouleversante”, elle “peut couper le souffle”, a déclaré dans la note du défilé le créateur américain Daniel Roseberry, nominé en 2019 ou encore Schiaparelli doit son grand succès.

Première styliste à avoir mélangé l’art à la mode, Elsa Schiaparelli a fait faillite en 1954 à Paris avant de s’exiler aux Etats-Unis jusqu’à sa mort et la maison de couture est restée en sommeil pendant 60 ans.

Mais, ces dernières années, ce sont Lady Gaga et Beyoncé qui ont porté du Schiaparelli pour de gran cérémonies.

En raison de l’investiture de Joe Biden, Lady Gaga était également habillée en jupe rouge et veste marine ornée d’une immense broche en or représentant un colomb.

Le mannequin Bella Hadid est nouveau au Festival de Cannes dans une robe “poumon” longue noire avec un col en ou en forme de poumons doté d’un immense décolleté.

Ces tenues sont présentées au musée aux côtés des pièces dessinées il déjà presque un siècle par Elsa Schiaparelli avec son chapeau-chaussure créé en collaboration avec Salvador Dali et une robe homard emblématique portée par la duchesse de Windsor en 1937.

“En 1937, décorer une robe du soir d’un homard, un des animaux fétiches de Dali, ne tombait pas clairement sous le sens”, a déclaré à l’AFP Olivier Gabet, directeur du musée des Arts décoratifs.

Il souhaite montrer « ce qui est moderne et fait partie des figures de la mode qui ne cessent de l’inspirer et de le nourrir ».

– Mettre avant les femmes artistes –

En 1935, il utilise les papiers journaux sous son nom : “C’est génial, c’était Warhol avant Warhol et John Galliano a repris le même principe 60 ans plus tard” pour faire une robe journal pour Dior en 2001, insistant sur le fait que il.

Elsa Schiaparelli est contemporaine de Gabrielle Chanel mais est beaucoup moins connue.

Les créateurs, qui se détestaient, “are très différentes : Schiaparelli vient d’un milieu très privilégié, c’est une femme très cultivée que fait partie de l’aristocratie romaine et dont la culture visuelle et littéraire lui permet d’occuper une place troisétonnante”, souligne Olivier Gabet.

Chanel n’a d’ailleurs eu droit à une rétrospective qu’en 2020 au Palais Galliera, musée de la mode de Paris.

Des expositions, comme “Pionnières” au musée du Luxembourg sur le rôle primordial des femmes dans le développement des grands mouvements artistiques de la modernité, s’inscription dans le mouvement de fond visant à mettre en lumière les femmes artistes longtemps sous-estimées et peu visible.

“Schiaparelli parle dans ses mémoires d’artistes passionnés avec lesquels elle a travaillé, elle dit que c’était très mais, quand on lit les mémoires de Dali ou de Man Ray, l’évocation de Schiaparelli est souvent très suggestive, voire absente”, remarque Olivier Gabet.

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