certains n’hésitent plus à sous-traiter dans le dos du patron

La crise sanitaire a contraint les entreprises à s’adapter, en passant au télétravail. Et aujourd’hui, même si la majorité des restrictions liées au COVID-19 ont disparu, de nombreuses organisations continuent d’autoriser leurs salariés à travailler chez eux. D’autres ont opté pour un modèle hybride qui mélange télétravail et présentiel.

Le télétravail a de nombreux avantages, puisqu’il peut permettre un meilleur équilibre entre vie personnelle et vie professionnelle. Et des employés sont aussi ravis de ne pas avoir à faire le trajet pour se rendre sur leurs lieux de travail tous les jours.

De nombreuses études ont été réalisées sur le sujet. Par exemple, aujourd’hui, nous rapportons un rapport du Conseil national de la productivité suggérant que la productivité des salaires a augmenté grâce au télétravail.

« A la différence des appellations utilisées par les précédentes crises qui ont conduit à un ralentissement de la tendance de la productivité, l’accélération des déplacements vers le télétravail liée à la crise sanitaire pourrait finalement s’apprêter à aller vers un gain durable de productivité »indique le CNP.

Plus le télétravail n’a pas que des avantages. En effet côté salariés, celui-ci peut aussi entraîner une dégradation des conditions de travail. Et par ailleurs, une autre étude suggère que les salariés européens commencent à se laver.

Et en ce qui concerne les employeurs, ceux-ci peuvent avoir des difficultés à vérifier le travail de leurs salariés. D’ailleurs, un nouveau type de fraude est apparu avec le télétravail : des employés qui sous-traitent leurs tâches à des pigistes pour avoir du temps libre ou pour pouvoir avoir plusieurs boulots en même temps.

Des télétravailleurs sous-traitent leurs tâches

Pour le moment, nous n’avons pas de données précises sur ce phénomène. De plus en plus d’internautes le sont à la lumière d’un article récemment publié sur le site Business Insider.

Dans cet article, BI relate la thématique d’un spécialiste pakistanais du cloud computing qui a reçu une proposition sur la plateforme de freelances Upwork. Cette proposition provenait d’un salarié allemand qui travaillait pour un fabricant de puces.

Lorsque le Pakistanais demandait des détails techniques, il aurait reçu des confidentiels de l’entreprise, même si un login et un mot de passe permettant d’accéder au réseau de cette entreprise. Sentant qu’il y avait quelque chose choisi d’anormal, il a finalement refusé le travail.

Celui-ci a publié son témoignage sur le forum Reddit, et a été surpris dans la liste des noms commentés d’autres freelancers qui auraient déjà reçu des propositions similaires. En substance, c’est courant.

Et ce n’est pas qu’une impression. Le phénomène serait assez courant dans les domaines techniques, et notamment chez les développeurs. C’est ce qu’explique Cameron Edwards, vice-président de l’agence de recrutement américaine Malten Silver, spécialisée dans l’information chiffrée.

D’après Business Insider, celle-ci indique que généralement, il s’agit de personnes travaillant aux États-Unis ou en Europe pour de grandes entreprises, avec des salaires loevés que sous-traitant des tâches à des freelancers vivant dans des pays à faibles revenus, avec des rémunérations moins élevées.

Le problème est que l’externalisation est nécessaire pour l’apport de l’employeur et que des tiers non autorisés peuvent avoir accès à des informations confidentielles, voire à des utilisateurs sensibles.

Le phénomène n’est pas nouveau. Mais d’après Cameron Edwards, les cas rapportés sont plus nombreux ces deux deux dernières années.

En affaires, les personnes désignées peuvent permettre de protéger les employés que de sous-traiter les tâches qui leur ont été attribuées : par exemple, si le compte du salarié se connecte avec une adresse IP suspecte (à des milliers de kilomètres de son emplacement habituel).

De plus malin, un informaticien a payé 90 000 dollars pour faire le buzz en développant un script qui automatise son travail, lui permettant de ne rester que 10 minutes par jour sur son bureau.

« En une semaine, je serai à la mesure d’écrire, de déboguer et de perfectionner un simple script qu’accomplit tout mon travail. L’analyse essentiellement disque du sur site à la recherche de nouveaux fichiers, a généré des valeurs de hachage pour ceux-ci, les transfert vers le cloud, puis a généré à nouveau des valeurs de hachage pour la fidélité »avait-il expliqué sur les réseaux sociaux.

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