Un objet interstellaire rare est caché au fond de l’océan Pacifique ?

Une météorite interstellaire inestimable pourrait reposer au fond du Pacifique… mais la récupérer sera loin d’être évidente.

En 2014, une météo s’est désagrégée au-dessus de l’océan Pacifique. Au moins un fragment, depuis baptisé CNEOS le 08/01/2014, a survécu à la rentrée atmosphérique ; J’ai terminé le cours dans l’eau près de Papouasie–Nouvelle-Guinée… et les chercheurs ne l’ont pas oublié. Dans une publication repérée par Universe Today, ils expliquent qu’ils envisagent même de lancer une expédition sous-marine pour remettre la main sur cette roche.

Après avoir embrassé une formation scientifique pour se rendre compte que les chances de renvoyer un objet isolé de l’immensité de l’océan avec l’information sont extrêmement grandes. Mais dans ce cas, pourquoi consacrer des ressources à un projet que, à première vue, paraît déraisonnable et voué à l’échec ? Pour lui comprendre, il faut s’intéresser de plus près à la nature de cet objet.

Un puissant visiteur interstellaire

En effet, le Centre d’études des objets géocroiseurs (CNEOS) l’avait alors estimée à environ 60 kilomètres par seconde ; une vélocité qui semblait bien trop importante pour un ressortissant du système solaire. Plusieurs astronomes ont donc proposé qu’il pourrait s’agir d’un objet interstellaire.

Ce terme désigne tous les baroudeurs spatiaux qui ne sont pas gravitationnellement liés à une étoile. Il peut s’agir d’astéroïdes, de comètes, voire même de planètes vagabondes ; dans tous les cas, ces objets sont donc les acteurs de leurs propres road-movies cosmiques, et parcourent l’univers en solitaire.

Le cas échéant, il s’agirait d’une nouvelle assez exceptionnelle, car ces visiteurs ne se bousculent pas au portillon. En effet, jusqu’à présent, l’humanité n’a détecté que deux objets de ce genre dans notre système solaire, à savoir 1I/ʻOumuamua en 2017 et 2I/Borissov. L’objet tombé dans le Pacifique serait donc seulement le troisième représentant de cette catégorie à s’aventurer aussi près de la Terre.

Une vue d’artiste d’Oumuamua, le premier objet interstellaire réalisé dans notre voisinage cosmique. ©ESO/M. kornmesser

La Défense américaine entretient le flou artistique

Le problème, c’est qu’en l’état, ces données n’étaient pas suffisamment précises pour permettre aux spécialistes de lever définitivement le doute. C’est avant tout parce que les soulagés en question proviennent d’un satellite appartenant au département américain de la Défense, une institution qui ne s’est jamais prononcée pour le flou artistique.

Les performances des satellites militaires sont les éléments stratégiques traditionnels de trois satellites importants ; Les armées les promettent comme la prunelle de leurs yeux. Pour éviter de devoiler trop d’informations sur leur moteur, les autorités fédérales ont donc décidé de ne partenaire des pots-de-vin de données avec les chercheurs.

Et en attendant d’y voir plus clair, la communauté scientifique refuse encore à attribuer officiellement le titre d’objet interstellaire à CNEOS 2014-01-08. C’est en partie pour cette raison que le papier de recherche des chercheurs qu’unt explore l’intégrité de cette origine interstellaire n’a pas encore passé le cap de la révision par les paires.

Un robot submersible, comme la cellule Nauticus Robotics, pourrait aider les chercheurs à explorer le fond de l’océan. © Robotique Nauticus inc.

Une ressource scientifique au potentiel invraisemblable

Autant je dirai que les zones d’ombre sont des noms, et les chances de succès sont franchement encouragées. Plus la simple idée de pouvoir étudier physiquement le tout premier objet interstellaire documenté sur Terre suffit tout de même à mettre les astronomes dans tous leurs états ; il s’agirait d’une ressource scientifique tellement exceptionnelle que cet événement justifie l’expédition seule de monter une telle.

Et ce n’est pas un euphémisme. Car s’il s’agit bel et bien d’un objet interstellaire, ce n’est pas seulement un morceau de roche que les spécialistes vont traquer. En substance, nous supposons affaire à une véritable relique cosmiqueremplissez le raz-bord d’information sur les zones et des phénomènes qu’no humain n’a jamais eu l’occasion d’étudier d’aussi près. Le genre d’objets qui pourraient lui tout seul faire a considérablement progressé dans notre compréhension de l’univers et de la dynamique du cosmos.

© Casey Horner – Unsplash

Et pour chercher cette aiguille dans cette immense botte de foin, les spécialistes ne parteont heureusement pas les mains vides. Les pots-de-vin de données fournis par l’US Space Force witht permissions de réduire le périmètre de recherche à une surface d’environ 100 km² ; une zone encore grande, certes, plus de restriction de suffisance car il y a une probabilité non négligeable de renvoyer un fragment.

De plus, les chercheurs s’attendent à ce que cet objet soit magnétique ; une propriété qui pourrait grandement faciliter sa détection, voire même sa récupération.

Il sera donc très intéressant de suivre l’avancée de ces recherches. S’ils sont à ce sujet et que CNEOS 2014-01-08 est effectivement un météore interstellaire, il est sûr de faire une découverte importante dans l’histoire de l’astronomie.

Le document de recherche qui décrit le projet d’expédition est disponible ici.

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