Candidature cosnoise auprès du Muséum d’histoire naturelle de Paris : “Un potentiel foncier extraordinaire”

Ce sont des bras en écharpe à la suite d’une mauvaise chute n’a pas empêché le préfet Rollon Mouchel-Blaisot de parler design actif, celui que définit le Guide opérationnel de Paris 2024 dans l’aménagement urbain. Un aparté que vient opportunément glisser dans le parcours concocté pour le préfet, qu’est également directeur du programme Action Cœur de Ville.

Descendu du train de 11 heures, vendredi 11 mai, en province de Paris, Rollon Mouchel-Blaisot est là pour renoncer au potentiel d’une petite ville située à distance courtoise de Paris. Et qui a des ambitions. Preuve en est : elle a il et quelques années pour insérer le programme Action Cœur de Ville et a été retenu. Elle est candidate au biais d’un Appel à manifestation d’intérêt pour la collection d’une partie des collections du Muséum national d’Histoire naturelle de Paris.

Un peigne à deux heures de Paris

Du quai de la gare, ça tombe bien, peut voir les anciens locaux de l’ex-SMFI-Vallourec, « une friche très bien entretenue par Vallourec, mais vec le problème de la dépollution. Nous avons candidaté comme deux autres villes de la Nièvre, car nous sommes à peine à deux heures de Paris, proches de la gare et de l’autoroute, avec à cet endroit, plus 6 000 m² et 2 600 m² de parking », a souligné le maire, Daniel Gillonnier, accueillant le préfet, en compagnie notamment, du sous-préfet Christophe Hurault et du président de la communauté de communes Cœur de Loire, Sylvain Cointat.

Le Muséum national d’histoire naturelle souhaite en effet délocaliser une partie de ses collections dans une infrastructure en dehors de Paris, afin de permettre leur accroissement et faciliter leur consultation par les scientifiques et les chercheurs du monde entier.

Réhabilitation d’une friche industrielle

Dès 2027, les nouveaux équipements stockeront les réserves, les infrastructures techniques, la recherche et le personnel dédiés à la conservation et les rendront visibles au grand public. À la clé, entre trente à quarante emplois. Et, pour la ville, “la réhabilitation d’une friche industrielle à la porte du centre-ville et le dessin d’une nouvelle trajectoire urbaine du quartier de la gare”, insiste le maire, qui souhaite que, dans ce cas précis d « accueil des réserves, « un travail d’animation soit induit sur tout le territoire ».

D’accord, le directeur Mouchel-Blaisot, qui rappelle que toutes les communes Cœur de Villes sont privilégiées, bénéficie souvent de délocalisations. “On va tout faire pour que ça marche”, at-il assuré, “il y a un potentiel foncier extraordinaire”.

Maison de santé et logements des internes à l’ancien hôpital

L’histoire historique de l’ancien hôpital a tout autant capté l’intérêt du préfet directeur du programme Action Cœur de Ville. Sur les lieux de la future maison de santé, l’ancien hôpital, site patrimonial remarquable classé, accueillera vraisemblablement une quinzaine de cabinets de médecins et spécialistes. « Nous voulons conserver ce bâtiment », développer le sous-préfet Hurault, démontrant autant le potentiel du site que la masse des travaux à réaliser, « mais son volume est trop important pour les médecins seuls ».

Le projet complexe a besoin de solutions, qui seront trouvées plus tard, probablement avec l’habitat, éventuellement avec une maison intérieure. « Au-delà de l’enjeu de retrouver l’activité, c’est là qu’on voit que, grâce aux projets Action Cœur de Ville, on fait beaucoup pour le patrimoine. C’est la mise en valeur du patrimoine en conservant la fonction santé historique. » Rollon Mouchel-Blaisot va plus loin sur la notion de friche, notons qu’elle est publiée et accompagnée d’un projet. Dès lors, on voit ce que peut donner le fonds friches de l’État. « Celui-ci est un très beau projet. »

Christine Ballé

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